« La poésie n'est pas autre chose pour moi que l'art de décrire l'invisible, avec des images d'ange. »
« Se faire du souci, c'est perdre l'aujourd'hui en sabotant les opportunités de demain avec les problèmes d'hier. »
« L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond. »
« Avec ses ténébreux orages, ses vertiges suicidaires, ses dévorations d'absolu, la jeunesse est l'âge le moins fait pour le bonheur. »
« L'édition, c'est l'art de salir avec de l'encre un papier coûteux pour le rendre invendable. »
« Il n'y a plus que la radio qui chante. La chanson a cessé d'être un art populaire pour devenir une industrie lourde, avec ses cartels, ses investissements, ses transferts de vedettes et son imposture organisée. »
« J'aime les porcs. Les chiens nous regardent avec vénération. Les chats nous toisent avec dédain. Les cochons nous considèrent comme des égaux. »
« Je veux être enterré avec une brosse à habits pour quand je tomberai en poussière. »
« Le grand avantage qu'il y a à aller voir du monde, c'est de se dire qu'on a tout pour être heureux pourvu qu'on reste seul avec soi. »
« La révolution réussie installe une oppression contraire avec le pouvoir nouveau, rétablissant par là une situation analogue. »
« Il n'y a qu'une chose que j'aie aimée avec passion, c'est la dignité humaine. »
« Quiconque veut être en bons termes avec tous perdra rapidement le sens du droit chemin. »
« Si l'on veut assigner à l'art un but final, ce ne peut être que celui de révéler la vérité, de représenter de façon concrète et figurée ce qui s'agite dans l'âme humaine. Ce but lui est commun avec l'histoire, la religion, etc... »
« Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique. »