« L'anéantissement de tous les mondes équivaut au soupir d'une orchidée. »
« Comme c'est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer. »
« Je me suis toujours demandé si les gauchers passaient l'arme à droite. »
« Ma femme est tellement grosse que partout où je regarde, elle est là. »
« Les hommes de lettres ont fait le tour des idées, et ils finissent par se marier avec de pauvres petits bouts de femmes laides. »
« Dans tout ce qu'on entreprend, il faut donner les deux tiers à la raison et l'autre tiers au hasard. Augmentez la première fraction, et vous serez pusillanime. Augmentez la seconde, vous serez téméraire. »
« Nous sommes prêts à tout offrir lorsque nous n'avons presque rien. »
« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »
« Retraite à cinquante-cinq ans: s'il faut accorder à tous les français la même chose qu'aux routiers, on va tous se retrouver avec un calendrier de gonzesses à poil. »
« Un gredin qui tourne la loi est moins à craindre en son action qu'un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance. »
« Le régime totalitaire est un régime où tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire. »
« La principale cause qui enchérit toutes choses en quelque lieu que ce soit est l'abondance de ce qui donne estimation et prix aux choses. »
« Les romantiques avaient cru que l'art était surtout dans le laid. L'amour errant leur a semblé plus poétique que la famille, et le vol que le travail, et le bagne que l'atelier. »
« Les idées font le tour du monde : elles roulent de langue en langue, de siècles en siècles, de vers en prose. »