« On entre dans un livre comme dans un wagon, avec des coups d'oeil en arrière, des hésitations, l'ennui de changer de lieu et d'idée. Quel sera le voyage ? Que sera le livre. »
« Les livres d'histoire qui ne contiennent aucun mensonge sont très ennuyeux. »
« ... Ce qui me paraît être le plus proche d'un livre, jusque dans sa forme même, c'est une tombe. Sous la couverture du livre comme sous la pierre tombale, il y a une âme qui attend une résurrection. »
« Le lit, c'est le champ de l'esprit délivré de la pesanteur. Il faut être couché pour voir le ciel. »
« Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer. »
« On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes. »
« Le but peut-être ne justifie rien, mais l'action délivre de la mort. »
« Son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin. »
« Sans les livres je n'aurais pas connu le doute, le dégoût, le sarcasme et le scepticisme. »
« L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre. »
« Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles. »
« Un livre devrait être un geste. »
« Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre: il le devient. »
« Dans un livre, les auteurs doivent être comme la police: ils doivent être partout et ne jamais se montrer. »