« Trois copains qui s'avancent sur une ligne n'ont besoin de personne, ni de la nature, ni des dieux. »
« Cet abbé chemine en priant, - Et seul au milieu de la rue, - Tout noir, il fait sa tache crue - Sur le ciel tendre et souriant. »
« L'azur de tes grands yeux m'est cher; - C'est un lointain que je regarde - Sans cesse et sans y prendre garde, - Un ciel de mer. »
« O volupté calme et profonde - Des amours qui sont nés sans pleurs, - Volupté saine comme une onde - Qui chante sur un lit de fleurs. »
« Presque tous les métiers sécrètent l'ennui à la longue... »
« On récompense des écrivains parfois pour leur oeuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais ? »
« Vous dites que la gloire est l'estime de l'homme, - Et que la paix de l'âme est l'estime de Dieu. »
« Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent. »
« Les hommes sont comme les abeilles. Leurs produits valent mieux qu'eux. »
« L'humanité est une vieille ivrognesse qui, pour le moment, cuve sa dernière guerre. »
« Et le ressouvenir des amours et des haines - Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines. »
« Les vocations de délateur abondent dans l'espèce humaine. »
« Un matin c'est une épousée: - Elle marche à l'autel, l'oeil baissé mais vainqueur; - Aux lèvres va fleurir la joie ensemencée - Au cœur. »
« Heureux les corps! - Ils ont la paix quand ils se couchent, - Et le néant quand ils sont morts. »