« Ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. »
« Entre soldats comme entre amis, les compliments sont superflus. »
« Je me demande si la guerre n'éclate pas dans le seul but de permettre à l'adulte de faire l'enfant, de régresser avec soulagement jusqu'à l'âge des panoplies et des soldats de plomb. »
« Les soldats se mettent à genoux quand ils tirent : apparemment pour demander pardon du meurtre. »
« On ne peut pas parachuter des droits et des institutions comme on parachute des vivres ou des soldats. »
« Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier. »
« Ces hommes orgueilleux et vils, qui regardent les gens de lettres comme des espèces d'animaux destinés à combattre dans l'arène pour le plaisir de la multitude, descendraient alors de l'amphithéâtre, et verraient leurs juges y remonter. »
« Qui écrit des lettres d'amour doit avoir les mains moites. »
« Les décorations sont des lettres de change tirées sur l'opinion publique. »
« Quant à ces féroces soldats, je le dis, ce n'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes. »
« Les généraux triomphent, les soldats tombent. »
« Ecrire des lettres, c'est bon pour les apothicaires. »
« L'histoire est le récit, presque toujours faux, d'événements presque toujours sans importance, occasionnés par des chefs d'états qui sont presque tous des coquins et des soldats qui sont presque tous des imbéciles. »
« Ma boîte aux lettres, c'était ma cachette. Elle me reliait au reste du monde et recelait dans la magie de son obscurité le pouvoir de créer des événements. »