Ernst Jünger (Heidelberg, 29 mars 1895 – Riedlingen, 17 février 1998) est un écrivain allemand.
« Aucune période de notre journée n'est plus mystèrieuse que celle qui précède le sommeil. Nous entrons hésitants dans le sommeil comme dans une caverne dont le reflet atténué de la lumière... »
« Tout état doit se créer une utopie lorsqu'il a perdu le contact avec le mythe. »
« La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent. »
« Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte. »
« Une erreur ne devient une faute que lorsqu'on ne veut pas en démordre. »
« La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr. »
« Tout homme veut savoir d'où il vient. C'est l'un de ses premiers et plus ardents désirs. Aussi ne peut-on pas lui refuser ou lui déguiser l'information. Ceux qui l'entourent, ses proches, ont droit de le savoir aussi, surtout là où l'on fonde une famille. »
« Les véritables chefs de cette terre sont nulle part mieux que dans les tombes. »
« Vous pouvez devenir écrivain. Mais il faut être auteur. »
« La mort est le plus profond souvenir. »
« On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l'aimer même, tout en se sentant pénétré d'une douleur infinie. »
« La volonté est aveugle, la douleur myope. »
« L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté. »
« On ne peut prouver ce que l'on croit. On ne peut pas non plus croire ce que l'on prouve. »