Karl Kraus est un écrivain autrichien né le 28 avril 1874 à Jičín (aujourd'hui en République tchèque) et mort le 12 juin 1936 à Vienne, ville dans laquelle il a vécu toute sa vie.
« Il y a deux sortes d'écrivains. Ceux qui le sont, et ceux qui ne le sont pas. Chez les premiers, le fond et la forme sont ensemble comme l'âme et le corps; chez les seconds, le fond et la forme vont ensemble comme le corps et l'habit. »
« Les psychanalystes sont les voleurs à la tire de nos rêves. »
« Une oeuvre de la langue traduite dans une autre langue : quelqu'un passe la frontière en y laissant sa peau, pour revêtir le costume local. »
« Les remords sont les plaisirs sadiques du christianisme. »
« L'usage exige qu'un sadique reconnaisse le meurtre mais non pas le plaisir. »
« De temps en temps, une femme est un substitut convenable à la masturbation. Mais bien sur, il faut beaucoup d'imagination. »
« "Que voulez-vous, nous sommes tous humains", n'est pas une excuse, c'est de la présomption. »
« Le monde est une prison où il vaut mieux occuper une cellule individuelle. »
« Malades, la plupart des gens le sont. Mais seuls les psychanalystes y voient un titre de gloire. »
« Le journaliste est stimulé par l'échéance : il écrit plus mal quand il a le temps. »
« Psychanalyse : une maladie qui se prend pour son remède. »
« La vérité est un serviteur maladroit qui, en nettoyant, casse les assiettes. »
« En amour, il importe seulement de ne pas paraître plus sot qu'on ne le devient. »
« La langue est la mère, non la fille, de la pensée. »