« La générosité souffre des maux d'autrui, comme si elle en était responsable. »
« Notre dégoût n'est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire; mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse. »
« Nos actions ne sont ni si bonnes, ni si vicieuses que nos volontés. »
« On ne s'amuse pas longtemps de l'esprit d'autrui. »
« L'envie ne saurait se cacher. Elle accuse et juge sans preuves; elle grossit les défauts; elle a des qualifications énormes pour les moindres fautes. Son langage est rempli de fiel, d'exagération et d'injure. »
« On doit se consoler de n'avoir pas les grands talents, comme on se console de n'avoir pas les grandes places. On peut être au-dessus de l'une et de l'autre par le cœur. »
« Il y a peu de passions constantes; il y en a beaucoup de sincères: cela a toujours été ainsi. Mais les hommes se piquent d'être constants ou indifférents, selon la mode, qui excède toujours la nature. »
« Il n'est pas vrai que les hommes soient meilleurs dans la pauvreté que dans la richesse. »
« Le désespoir est la plus grande de nos erreurs. »
« La force ou la faiblesse de notre créance dépend plus de notre courage que de nos lumières. Tous ceux qui se moquent des augures, n'ont pas toujours plus d'esprit que ceux qui y croient. »
« Conseiller, c'est donner aux hommes des motifs d'agir qu'ils ignorent. »
« Un homme qui digère mal, et qui est vorace, est peut-être une image assez fidèle du caractère d'esprit de la plupart des savants. »
« La fermeté ou la faiblesse de la mort dépend de la dernière maladie. »
« La foi est la consolation des misérables, et la terreur des heureux. »