« Le vrai bonheur, c'est ça : un visage inconnu, et comment la parole peu à peu l'éclaire, le fait devenir familier, proche, magnifique, pur. »
« Avant de pouvoir gagner un match, il faut commencer par ne pas le perdre. »
« La masse, comme telle, est toujours anonyme et irresponsable. »
« La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose. »
« Dans le commerce, plus le prix est modique, plus l'étiquette est grande. »
« Il ne faut jamais déclarer heureux aucun mortel avant sa mort, avant d'avoir vu comment il franchira son dernier jour pour descendre aux Enfers. »
« Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. »
« Une langue qu'on défend est un peu comme une femme qu'on aime: il est toujours agréable d'en parler. »
« L'écologie, comme toutes les utopies sociales, est une religion. Une religion sans dieu, mais une religion n'a pas forcément besoin d'un dieu. La foi suffit. Et aussi le dogme. »
« La conscience, comme l'appendice, ne sert à rien, sauf à rendre l'homme malade. »
« Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore. »
« Un homme qui abandonne son propre lieu est comme un oiseau qui quitte son nid. »
« Il serait bien affreux que tout fait imbécile - Méritât commentaire ou exégèse subtile. »
« Les patrons sont comme les chats dans une litière. Instinctivement ils remuent tout pour cacher ce qu'ils ont fait. »