« Un escalier se balaie en commençant par le haut. »
« Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées. »
« Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat. »
« L'ostracisme estoit comme un contentement et une allegeance de l'envie de la commune. »
« Cette figure blême annonçait la patience, la sagesse commerciale, et l'espèce de cupidité rusée que réclament les affaires. »
« Il est désormais possible de renverser l'opinion comme un mécanicien de locomotive renverse la vapeur. »
« Il faut vider son esprit, être informe, sans contours - comme de l'eau. »
« Tout est plus ou moins artificiel. Je ne sais pas où s'arrête l'artificiel et où commence le réel. »
« La rumeur pousse comme une mauvaise herbe après un incendie de forêt. »
« On commence par dire: cela est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu'on ne le tente pas. »
« L'âme, lorsqu'elle est malade, fait précisément comme le corps : elle se tourmente et s'agite en tous sens, mais finit par trouver un peu de calme. Elle s'arrête enfin sur le genre de sentiments et d'idées le plus nécessaire à son repos. »
« La gêne du commandement fatiguera comme celle de l'obéissance. »
« Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s'ensuivit. Ainsi va la vie. »
« La pudeur est le parfum de la volupté ; la satiété est l'arôme du dégoût. Et la pudeur accroît la volupté, comme la satiété l'écœure. »