« Notre petite bourgeoisie est toute formée de déracinés. Il suffit de remonter à une ou deux générations pour y rencontrer le paysan. Tout le fond de la race est là. »
« Pour vivre, j'inventerais l'ininventable. »
« Mieux vaut souffrir en paix les contretemps de la vie. Car où s'arrête la résignation commence la révolte. »
« Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l'égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements. »
« Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie : s'aimer soi-même comme un étranger. »
« Une bouteille de vin implique le partage ; je n'ai jamais rencontré un avare oenophile. »
« La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer. Sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. »
« Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde. »
« Ce qui caractérise la différence entre le voyageur, espèce qui fut toujours rare et le demeure, et le touriste, c'est que le touriste ne cesse de pester contre le touriste. Les touristes, bien entendu, ce sont toujours les autres. »
« La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide ; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. »
« La révolte contre l'injustice est aussi vieille que la conscience. »
« Quand une femme connaît la préférence d'un homme, cigares compris, quand un homme sait ce qui plaît à une femme, ils sont bien armés l'un contre l'autre. »
« Il n'y a moyen de se défendre contre les insultes ; pas contre la pitié. »
« Dans un pays étranger, c'est toujours utile de rencontrer des gens qui ont l'expérience des voyages. »