« Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié. »
« Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir. »
« Il faut que les peuples aient peur. A la minute où ils cessent d'avoir peur, ils n'ont qu'une idée, c'est de faire peur à leur tour. »
« Ce qui effraie le plus l'Homme, c'est l'inconnu. Sitôt cet Inconnu même adverse, identifié, l'Homme se sent rassuré. Mais ne pas savoir déclenche son processus d'imagination. Apparaît alors en chacun son démon intérieur, son «pire personnel». »
« Rien n'est plus rare que la véritable bonté; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. »
« C'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre... »
« Plus le pouvoir est dispersé, moins on peut en abuser. »
« Ni la richesse ni le savoir ne permettent de lutter efficacement contre les excès humains. »
« Le savoir est de beaucoup la portion la plus considérable du bonheur. »
« Ce n'est pas assez d'avoir de grandes qualités, il en faut avoir l'économie. »
« C'est la beauté de la démocratie de faire que le pouvoir tienne compte de l'opinion, mais c'est la misère de la démocratie d'être soumise au nombre, la moitié plus un. Or la majorité des gens ne se soucie pas du sort des autres. »
« Y a-t-il une distinction entre l'esprit et le corps ? Si oui, lequel vaut-il mieux avoir ? »
« L'affaiblissement de ma santé, les visites à rendre ou à recevoir, la sujétion des académies auxquelles malheureusement ma subsistance est attachée, me rendent la vie de Paris insupportable. »
« Qu'il faut avoir peu de penchant à la tristesse pour oser s'égayer sans craindre l'après-gaieté! »