« La vraie vertu n'est pas triste et antipathique, mais aimablement joyeuse. »
« Quelle chose étonnante - un dos qui s'éloigne - le dos d'un être injustement blessé qui s'en va pour toujours! »
« Un auteur, de nos jours, est un moine qui écrit pour son couvent, isolé dans un petit monde isolé. La littérature est devenue conventuelle. »
« Lire un philosophe, c'est le relire si attentivement qu'on l'analyse. »
« Ce qui importe à l'homme ce ne sont pas les événements survenus dans sa vie, mais seulement la répercussion de ces événements dans sa conscience. »
« Peu de romans lus avec ivresse à vingt ans plaisent à quarante. C'est un peu pour cela qu'il faut les relire, pour se relire, pour se rendre compte de soi, pour s'analyser, pour se connaître par comparaison et pour savoir ce qu'on a perdu. »
« Pour apprendre à lire, il faut d'abord lire très lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, jusqu'au dernier livre qui aura l'honneur d'être lu par vous, il faudra lire très lentement. »
« Ah! Monsieur Rostand, comme je vous suis reconnaissant d'exister. »
« ... La musique seule est tout à fait l'art qui permet qu'on échappe à la vie et qui aide à en sortir. »
« La haine d'un sot livre est un sentiment très inutile en soi; mais qui a son prix s'il ravive en nous l'amour et la soif de ceux qui sont bons. »
« Relire, c'est lire ses mémoires sans se donner la peine de les écrire. »
« Quand on peint son héros, on peint son idéal, et l'idéal que l'on a, on se croit toujours un peu, on se croit du moins par moments, de force à le réaliser.... Poser un héros, c'est un peu poser en héros. »
« On ne choisit jamais un chat : c'est lui qui vous choisit. »
« Lire est doux; relire est - quelquefois - plus doux encore. »