« On entre en littérature comme on entre en religion. »
« On n'est pas libre tant qu'on désire, qu'on veut, qu'on craint, peut-être tant qu'on vit. »
« Les êtres finissent toujours par vous échapper. »
« Ce qui nous rassure du sommeil, c'est qu'on en sort, et qu'on en sort inchangé, puisqu'une interdiction bizarre nous empêche de rapporter avec nous l'exact résidu de nos songes. »
« ... Les Grecs et les Juifs, incompatibles éternels. »
« Beaucoup d'hommes se défont, peu d'hommes meurent. »
« Les conventions finissent par former les êtres. »
« ... La possibilité de jeter le masque en toutes choses est l'un des rares avantages que je trouve à vieillir. »
« Il y a cette immense liberté de l'animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité d'être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d'exister. »
« Il taisait ses pensées qui pour lui comptaient le plus, mais il savait de longue date que celui qui s'expose par ses propos n'est qu'un sot, quand il est si facile de laisser les autres se servir de leur gosier et de leur langue pour former des sons. »
« Peu de bipèdes depuis Adam ont mérité le nom d'homme. »
« Nos défauts sont parfois les meilleurs adversaires que nous opposions à nos vices. »
« Le malheur est que, parfois, des souhaits s'accomplissent, afin que se perpétue le supplice de l'espérance. »
« C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal. »