« La langue a ses floraisons et ses hivers. Il y a des styles nus comme des squelettes d'arbres, puis arrive le style fleuri de l'école du feuillage, du touffu, du broussailleux. Puis, il faut les émonder. »
« Il parlait sans s'arrêter, comme ces gens qui, n'ayant personne à qui parler, croient avoir beaucoup de choses à dire. »
« Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu'on ne croit pas possible. »
« Le cœur de son père se repose sur elle, comme un voyageur abattu par les ardeurs du soleil se repose à l'ombre sur l'herbe tendre. »
« Quand on n'a pas commis de faute, madame, on ne peut pas être absolument sûr de soi... Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, eh bien! on ne s'expose plus à la recommencer! »
« Je me suis réfugié sous un hêtre: ses dernières feuilles tombaient comme mes années; sa cime se dépouillait comme ma tête; il était marqué au tronc d'un cercle rouge, pour être abattu comme moi. »
« L'histoire tombe au-dehors comme la neige. »
« Je considère en tout cas la violence comme une moyen peu économique de parvenir à ses fins. Il y a toujours de meilleures méthodes, encore qu'elles soient parfois moins directes. »
« Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner. »
« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. »
« Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie. »
« Les lions sont comme les riches, ils laissent toujours quelque chose. »
« L'amour c'est comme les roses, ça dure le temps d'un matin ! »
« Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, peuplés de monstres insolites ? »