« Dans toute l'étendue du règne animal la conscience apparaît comme proportionnelle à la puissance de choix dont l'être vivant dispose. »
« J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients. »
« La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l'action. »
« L'amour nécessite sans cesse votre attention et votre sollicitude ; il vous demande tout mais ne vous pardonne rien : ni la moindre désinvolture ni la moindre négligence. »
« La liberté coûte très cher et il faut, ou se résigner à vivre sans elle, ou se décider à la payer son prix. »
« L'abus marche souvent auprès de la puissance. »
« Les faibles ont recours à la violence en la pensant force. »
« Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination, en pensant aux destinées privilégiées, aux éclatants bonheurs qu'il laisse derrière lui; mais l'âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d'épreuve. »
« Accablé de paresse et de mélancolie, - Je rêve dans un lit où je suis fagoté, - Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté - Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie. »
« Mais comment donc rénover, comment restaurer l'ordre sans tout d'abord instaurer le désordre? »
« Ce n'est pas en enfermant ton prochain dans une maison de santé que tu prouveras ta raison. »
« Les êtres humains ont souvent à cœur de se singulariser par de subtiles et déplaisantes variations, défectuosités, traits de caractère... - sans doute dans le but d'obliger leurs interlocuteurs à les traiter comme des individus à part entière. »
« On ne mange pas le diable sans en avaler les cornes. »
« Croesus commença à l'estimer homme de cervelle esventée, ou grossier et sans jugement. »