« L'amour, mon cher ami, c'est avant tout une question de terrain. Ca pousse ou ça ne pousse pas. Il y a des fleurs très jolies même sur des caillasses et de l'herbe, bête et jaune, sur des sols admirables. »
« Il a l'air de vivre sur cette idée, pas si bête d'ailleurs, qu'un homme en proie à une grande maladie, ou à une angoisse profonde, est dispensé du même coup de toutes les autres maladies ou angoisses. »
« Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir... »
« Dire qu'on aime, n'est-ce pas vouloir soumettre l'autre, en même temps que soi-même ? Un forme d'esclavage, somme toute, entretenue par les mots ? »
« Tout ce qui arrive est aussi habituel et prévu que la rose au printemps et les fruits en été; il en est ainsi de la maladie, de la mort, de la calomnie, des embûches et de tout ce qui réjouit ou afflige les sots. »
« Exercice : Préserve de toutes les maladies : toujours conseiller d'en faire. »
« Tout comme certaines sciences occultes, les statistiques possèdent leur propre jargon, volontairement mis au point pour dérouter les non-initiés. »
« On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt. »
« Quand on a tout à craindre, on ne doit craindre rien. »
« On prend tout pour des chagrins d'amour quand on est jeune et qu'on ne sait pas. »
« Il n'est pas difficile à un homme de faire quelques bonnes actions; ce qui est difficile, c'est d'agir bien toute sa vie, sans jamais rien faire de mal. »
« J'ai remarqué que tout ce qui arrive d'important à n'importe qui était imprévu et imprévisible. »
« Je suis toujours au milieu de tout, et les hommes, les animaux et les choses sont rangés, hostiles ou favorables, autour de moi. »
« Le soir j'étais triste car j'avais mangé des anchois. Le matin le médecin me réconforta ; pourquoi être triste ? Après tout, j'ai mangé les anchois, les anchois ne m'ont pas mangé. »