« Nous sommes trop faibles et trop inconstants à nos propres yeux ; nous sommes trop près de nous ; il n'est pas facile de trouver une bonne perspective de soi, qui laisse tout en vraie proportion. »
« Michel-Ange ne s'est pas mis à peindre parce qu'il avait toutes ces figures dans la tête. Seulement il se mit à peindre, et les figures se montrèrent. »
« On supporte moins aisément la passion que la maladie. Il y a toujours du remords et de l'épouvante dans la passion. »
« On est plus libre à proportion qu'on est meilleur. »
« Un fou, c'est un homme qui croit tout ce qui lui vient à l'esprit. »
« On n'est heureux que dans la proportion de ce qu'on donne. »
« A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage en résultera-t-il si je ne le satisfais pas ? »
« On ne lirait point aujourd'hui sans étonnement la liste des sujets de dévotion ou de morale que l'Académie a proposés pour le prix d'éloquence depuis l'année 1671 jusqu'à l'année 1758, où ces sujets ont cessé. »
« On n'aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l'avoir fait. »
« Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n'est pas sentie du tout. »
« Je ne déteste pas cette franchise d'un ministre: «C'est prendre l'argent dans les poches, - lui disait-on à propos d'un nouvel impôt. - Mais, répondit-il froidement, où voulez-vous que je le prenne?» »
« Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien. »
« Je suis distinct de toutes mes sensations. Je n'arrive pas à comprendre comment. Je n'arrive même pas à comprendre qui les éprouve. Et d'ailleurs qui est ce je au début des trois propositions ? »
« Il est bon quelquefois que les lois ne paraissent pas aller si directement au but qu'elles se proposent. »