« O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées ! »
« Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent: - 1. Je meurs quand? - 2. De quoi? - Tout le reste est diversion. »
« Les mots se nourrissent du temps qu'on passe à les lire. »
« L'individu est, au sens étymologique, ce qui ne se morcelle pas ou plus quand on a tout morcelé. »
« Le si est un instrument essentiel de l'action mentale. »
« Les gens réfléchissent trop à ce qu'ils doivent faire et trop peu à ce qu'ils doivent être. »
« Les nouveaux débuts, comme les nouveaux pays, donnent toujours le sentiment qu'on est perdu, qu'on est dans le noir. »
« La chanson est expansion dans le passé, la photo finitude. La chanson est le sentiment heureux du temps, la photo son tragique. J'ai souvent pensé qu'on pourrait raconter toute sa vie seulement avec des chansons et des photos. »
« Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul. »
« N'abrégez pas le matin en vous levant tard ; regardez-le comme une quintessence de la vie. »
« En politique internationale, les coups d'épingle répétés finissent par engendrer des coups de canon. »
« Il y a des folies beaucoup plus sensées que la raison. »
« Aimer ce n'est pas tant d'attendre quoi que ce soit de l'autre que de consentir à lui donner ce qu'on a de meilleur. »
« Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons. »