« L'homme, le matin, il tousse, il crache. Le midi, il pète, il rote. La nuit, il ronfle, il bave et le reste du temps, il se gratte les couilles. »
« Plusieurs sciences ont été, pour ainsi dire, contemporaines; mais, dans l'ordre historique des progrès de l'esprit, on ne peut les embrasser que successivement, »
« La virginité est le plus riche trésor des filles, mais il est bien malaisé de garder longtemps un trésor dont tous les hommes possèdent la clé. »
« En réalité, ce qu'on entend par avoir du cœur, c'est avoir une faiblesse des glandes lacrymales en même temps qu'une légère paralysie du cervelet. »
« Avec la télévision, il n'y a plus qu'un flux permanent, un ruissellement ininterrompu, tout coule et rien ne reste. L'oeil ne contemple plus, il avale. »
« Dormir, c'est du temps perdu. Dormir me fait peur. C'est une forme de mort. »
« C'est effrayant ce qu'on en a des choses et des gens qui ne bougent plus dans son passé. Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même ombre les confond déjà. »
« La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes. »
« Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. »
« Le temps n'a pas la même allure pour tout le monde ! »
« Quand les gros sont maigres, il y a longtemps que les maigres sont morts. »
« Aussi longtemps que l'homme aime une femme, fut-ce la moindre d'entre elles, il est réduit en esclavage, comme le jeune veau qui tète sa mère. »
« Aussi longtemps que l'éternel et l'historique restent extérieurs l'un à l'autre, l'historique n'est que l'occasion. »
« L'essentiel, peut-être, est intemporel. »