« La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail. »
« Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable. »
« Il est certain qu'il y a des circonstances où l'on est forcé de suppléer à l'ongle du lion, qui nous manque, par la queue du renard. »
« Les passions sobres font les hommes communs. »
« Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie. Et comment le mensonge leurs résisterait-il ? Elles ébranlent quelquefois la vérité. »
« Ne payez jamais d'avance, si vous ne voulez pas être mal servi. »
« On unit les projets d'un être éternel à la durée d'un éphémère. »
« Quel est donc ce Dieu ? Un Dieu plein de bonté... Un Dieu plein de bonté trouverait-il du plaisir à se baigner dans les larmes? »
« On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés. »
« La vie serait une comédie bien agréable, si l'on n'y jouait pas un rôle. »
« Les choses dont on parle le plus parmi les hommes sont assez ordinairement celles qu'on connaît le moins. »
« La bonne religieuse est celle qui apporte dans le cloître quelque grande faute à expier. »
« La vérité est souvent froide, commune et plate (...). »
« L'épuisement seul semble forcer les princes à la paix ; ils s'aperçoivent toujours trop tard que le sang du citoyen s'est mêlé à celui de l'ennemi. »