« Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse... J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. »
« L'amitié n'est pas moins mystérieuse que l'amour ou l'une quelconque des facettes de cette chose confuse qu'est la vie. »
« Le souvenir est à peine un nénuphar montrant, parmi les eaux, son visage de noyé. »
« Les pauvres sont si malheureux que quand ça sera la mode de chier de l'argent, eux, ils seront constipés. »
« Le langage est un ensemble de citations. »
« Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler. »
« Penser c'est oublier des différences, c'est généraliser, c'est abstraire. »
« O mémoire, ennemie de mon repos, ne t'occuperas-tu pas mieux à me faire oublier les maux présents qu'à me rappeler les joies d'autrefois! »
« Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s'il existe une différence entre rêver et vivre. »
« ... Ce qui est bon n'appartient à personne... »
« Il se peut que l'histoire universelle soit celle des diverses intonations, données à quelques métaphores. »
« Le Verbe, quand il s'incarna, passa de l'ubiquité à l'espace, de l'éternité à l'histoire, de la félicité illimitée au changement et à la mort. »
« Aveugle pour les fautes, le destin peut être implacable pour les moindres distractions. »
« Son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin. »