« Le problème quand on a perdu ses lunettes c'est que l'on est obligé de les retrouver pour pouvoir les chercher. »
« ... Un peu profond ruisseau calomnié la mort. »
« Le Néant parti, reste le château de la pureté! »
« La chair est triste hélas, et j'ai lu tous les livres. »
« A vingt ans on veut changer le monde, à quarante on veut changer de corps, et après cinquante ans, quand rien ne vous dérange, c'est qu'on est mort. »
« Dire au peintre qu'il faut prendre la nature comme elle est, vaut de dire au virtuose qu'il peut s'asseoir sur le piano. »
« Brouillards, montez! versez vos cendres monotones - Avec de longs haillons de brume dans les cieux - Que noiera le marais livide des automnes - Et bâtissez un grand plafond silencieux! »
« L'aventure, c'est ouvrir de nouvelles portes la bouche fermée et les yeux grands ouverts. »
« L'amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l'intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l'univers. »
« Gloire du long désir, idées... »
« Vaincre le hasard mot pour mot. »
« Il n'existe pas de limites à ce que vous pouvez accomplir, exceptées les limites de votre propre esprit. »
« Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu; le suggérer, voilà le rêve. »
« La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. - Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres - D'être parmi l'écume inconnue et les cieux! »