« Oui, on peut faire la guerre en ce monde, singer l'amour, torturer son semblable, parader dans les journaux, ou simplement dire du mal de son voisin en tricotant. Mais, dans certains cas, continuer, seulement continuer, voilà ce qui est surhumain. »
« L'homme est ainsi, il a deux faces ; il ne peut aimer sans s'aimer. »
« Ce monde en lui même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. »
« Les mots prennent toujours la couleur des actions ou des sacrifices qu'ils suscitent. »
« La tentation la plus dangereuse: ne ressembler à rien. »
« Maintenant je sais que l'homme est capable de grandes actions. Mais s'il n'est pas capable d'un grand sentiment, il ne m'intéresse pas. »
« Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie. »
« Un journal, c'est la conscience d'une nation. »
« L'absurde est la notion essentielle et la première vérité. »
« Créer, c'est vivre deux fois. »
« Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur. »
« On est tous l'étranger de l'autre. »
« Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre. »
« Quand on a beaucoup médité sur l'homme, par métier ou par vocation, il arrive qu'on éprouve de la nostalgie pour les primates. Ils n'ont pas, eux, d'arrière-pensées. »