« Habitue-toi à penser que la mort n'est rien par rapport à nous. »
« Quand le superficiel me fatigue, il me fatigue tant que pour me reposer, j'ai besoin d'un abîme. »
« A propos de chaque désir, il faut se poser cette question: quel avantage résultera-t-il si je ne le satisfais pas? »
« Parfois ce que je désire et ce que je ne désire pas se font tant de concessions qu'ils en viennent à se rassembler. »
« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses. »
« Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir. »
« Personne, voyant le mal, ne le choisit, mais attiré par l'appât d'un bien par un mal plus grand que celui-ci, l'on est pris au piège. »
« Il faut à la fois rire, vivre en philosophe, diriger sa propre maison, et encore nous servir de tout ce qui nous est propre, et ne jamais cesser de prononcer les formules issues de la droite philosophie. »
« Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres naturels et non nécessaires, et les autres ni naturels ni nécessaires, mais l'effet d'opinions creuses. »
« Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse. »
« Notre salut et notre perte sont en nous-mêmes. »
« Il faut méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque quand on l'a, on a tout, et lorsqu'il manque, nous faisons tout pour l'avoir. »
« Ce ne sont pas les choses elles-même qui nous gênent mais l'idée que nous nous faisons des choses. »
« L'homme juge tout dans la minute présente, sans comprendre qu'il ne juge qu'une minute : la minute présente. »