« On entre dans un livre comme dans un wagon, avec des coups d'oeil en arrière, des hésitations, l'ennui de changer de lieu et d'idée. Quel sera le voyage ? Que sera le livre. »
« Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture. »
« C'est effrayant de vivre avec des gens qui vous connaissent. Ils vous empêchent de changer en ne s'apercevant pas que vous êtes un autre. »
« Beaucoup mieux seul qu'avec des sots. »
« On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes. »
« Nous sommes toujours plus aux prises avec Dieu qu'avec Satan. »
« Avec quel plaisir ne lit-on pas dans la vie de Racine que, de la même plume dont il écrivait Athalie, ce père sensible traçait à son fils aîné des leçons dictées par la vertu la plus simple! »
« On n'invente qu'avec le souvenir. »
« Celui qui est père tombe en enfance en raison de contacts trop fréquents avec des mouflets. »
« L'avantage avec la nouveauté, c'est qu'elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. »
« Il faut recevoir les choses avec le même esprit qu'on les donne. »
« Quand les gens sont d'accord avec moi, j'ai toujours le sentiment que je dois me tromper. »
« Les devins apperceurent deux aigles volans vers eux, dont l'une tenoit entre ses griffes un serpent qu'elle perçoit d'oultre en oultre avec ses ongles. »
« Le cadavre du sexagénaire Dorlay se balançait à un arbre, à Arcueil, avec cette pancarte: «Trop vieux pour travailler.» »