« C'est quand je perds mes forces que je peux commencer à trouver l'objet d'un livre ou d'un texte. »
« Désirer la mort en bonne santé, c'est se remplir l'âme de vent, comme un fou qui croit se nourrir à la fumée du rôti. »
« Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque. »
« Les peuples innombrables et les plus puissantes armées ne sont que comme des fourmis qui se disputent les uns aux autres un brin d'herbe sur ce morceau de boue. »
« Ce que l'individu perçoit comme une liberté n'est rien de plus qu'une nécessité du point de vue collectif. »
« S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout. »
« Pendant que tu recherches les fautes de ton prochain, comment te réjouiras-tu de la beauté du monde invisible ? »
« Le parler que j'aime, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche, un parler succulent et nerveux, court et serré, non tant délicat et peigné comme véhément et brusque. »
« Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose ! »
« Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens. »
« Comme il serait agréable que les enfants viennent au monde pourvus d'un bouton qu'il suffirait de tourner pour diminuer le volume du son! »
« Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem. »
« Les femmes sans charme sont comme les poètes qu'on ne lit pas. »
« L'ancien doit-il s'effacer et donner du champ au nouveau ? Le nouveau se nourrit de l'ancien comme l'enfant du sein de sa mère. »