« Les pensées peuvent vivre longtemps comme les nébuleuses qu'un rien, un jour, cristallise. »
« Helvétius essuya cette sortie avec la tranquillité la plus philosophique, et se contenta de dire, quand Marivaux fut parti: Comme je lui aurais répondu, si je ne lui avais pas l'obligation d'avoir bien voulu accepter mes bienfaits! »
« S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout. »
« Le commencement chrétien coïncide avec la naissance d'un homme qui s'est voulu être chaque homme. »
« Pendant que tu recherches les fautes de ton prochain, comment te réjouiras-tu de la beauté du monde invisible ? »
« Seul le vieux singe sait comment décortiquer la vieille arachide. »
« Le commerçant qui ne fait pas de réclame ressemble à un homme qui aurait acheté une lanterne, mais serait trop avare pour payer la chandelle. »
« Lorsqu'un homme commence à soupçonner que son père avait peut-être raison, c'est généralement que son propre fils commence à lui donner tort. »
« Si la physique n'avait d'autres inventions que celles de la poudre et du feu grégeois, on ferait fort bien de la bannir comme la magie. »
« Quand revient la nuit - J'ai toujours peur comme un enfant - Qui n'aurait pas appris à s'endormir. »
« C'est fou ce que ça peut faire comme impression, se sentir inutile au reste du monde. Ça vous écrase mais en même temps ça vous libère. »
« Que se passe t-il dans un immeuble quand il y a une formidable histoire d'amour ? Tous les voisins veulent en profiter. Comme d'un rayon de soleil dans des vies un peu grises ! »
« Présente, tu tiens dans tes limites, tu n'es que toi-même et le reste de l'univers me distrait de toi. Absente, tu es partout comme Dieu; rien ne te contient et tout t'évoque. Cela m'aide à comprendre l'absence omniprésente de Dieu. »
« Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ? »