« Il ne faut ni tenir la main fermée ni l'ouvrir tout à la fois; il faut ouvrir les doigts l'un après l'autre; la vérité s'en échappe peu à peu, sans faire courir aucun risque à ceux qui la tiennent et qui la laissent échapper. »
« A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait". »
« Les idées sont la parure de nos haines ou de nos amitiés, mais l'affectivité toute pure nous détermine et nous gouverne. »
« Un bon informaticien est bien trop précieux pour qu'on le gaspille à gérer une équipe ; c'est pour cela qu'il est bien mieux payé que son manager qui est lui remplaçable à tout instant. »
« Si une fille aime rarement l'amant de sa mère, une mère a toujours un faible pour l'amant de sa fille. »
« Les voix ont un pouvoir étrange sur les mots. Une seule intonation sur une syllabe et tout change. »
« Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon, vous n'en sortirez pas vivant. »
« La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ? »
« Nul ne peut être tout à fait libre tant que tous ne le sont pas ; nul ne peut être tout à fait heureux tant que tous ne le sont pas. »
« Un à un, les grains de sable s'écoulent,Un à un les moments passent ;Certains vont, certains viennent :Ne tentez point de tous les saisir. »
« Pour être quelque chose, pour être soi-même et toujours un, il faut agir comme on parle : il faut être toujours décidé sur le parti qu'on doit prendre, le prendre hautement et le suivre toujours. »
« Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va. »
« ... Toute souffrance est lâche: elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l'est dans notre esprit. »
« La roue du temps ne se contente pas de tourner et de vous emporter dans son cercle. Elle est dentelée et vous accroche sans fin de souci en souci. »