« Au moment où l'artiste pense à l'argent, il perd le sentiment du beau. »
« L'art d'être marchand consiste plus à se faire payer qu'à vendre. »
« Le carrosse du passé ne nous conduit nulle part. »
« On loue et on blâme la plupart des choses parce que c'est la mode de les louer ou de les blâmer. »
« L'amour de la vie n'est-il pas une illusion ? La crainte de la mort n'est-elle pas une erreur ? Le départ est-il réellement un malheur ? Ne conduit-il pas, comme celui de la fiancée qui quitte la maison paternelle, à un autre bonheur ? »
« Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-part nécrologiques des journaux, si mon nom n'y est pas, je retournerai me coucher. »
« Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. »
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes; parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d'exister. »
« On serre toujours contre son sein celui qu'on aime et l'art d'écrire n'est que l'art d'allonger ses bras. »
« La popularité, c'est d'éternuer à l'écran et de recevoir le lendemain des centaines de cartes postales avec écrit: «A vos souhaits». »
« Ce qui importe par-dessus tout dans une oeuvre d'art, c'est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir. »
« Le jour où les communistes français auront fait la révolution, nous leur enverrons des cartes postales. »
« Par-delà la vraisemblance, l'art est la vérité dévoilée - la contre-illusion. »
« La partie la plus cérébrale du jeu - de beaucoup la plus importante - demeure invisible; c'est donc que le muscle y sert d'écran à l'intelligence. »