« La honte suit toujours le parti des rebelles; - Leurs grandes actions sont les plus criminelles: - Ils signalent leur crime en signalant leur bras, - Et la gloire n'est point où les rois ne sont pas. »
« Voici venir les temps où vibrant sur sa tige - Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir; - Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir; - Valse mélancolique et langoureux vertige! »
« Tant que vous n'avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midi parisiens, vous n'avez jamais été embrassé. »
« L'auteur, malgré la formule consacrée, ne rencontre jamais ses lecteurs. »
« Un nounours sera toujours un nounours - même s'il n'a plus ni jambes, ni bras ! »
« Ecoute, bûcheron, arrête un peu le bras! - Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas; - Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force - Des nymphes qui vivraient dessous la dure écorce? »
« Ce beau feu dont pour vous ce cœur est embrasé, - Trouvera tout possible, et l'impossible aisé. »
« Il faut quelquefois se promener au fond de l'abîme. Même si je descends jusqu'en enfer, le bras de Dieu est assez long pour m'en retirer. »
« Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile. »
« Dieu saura bien ébrancher l'arbre avant qu'il touche le ciel de sa tête. »
« Lorsqu'un humoriste déclenche des rires imprévus, sa première réaction est de vérifier si sa braguette est ouverte. »
« Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie. Et comment le mensonge leurs résisterait-il ? Elles ébranlent quelquefois la vérité. »
« Penser, c'est la moitié de la vitesse. »
« Le temps, c'est un peu comme le vent. - Le vent, on ne le voit pas: on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. - Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu. »