« Oh! quel farouche bruit font dans le crépuscule - Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule! - Les chevaux de la Mort se mettent à hennir - Et sont joyeux car l'âge éclatant va finir... »
« Les philosophes : ils ne savent pas comment excuser Dieu ; c'est pourquoi ou bien ils le nient, ou bien ils le prouvent : ce qui revient au même. En effet au lieu de chercher d'abord à le voir, ils commencent par le concevoir. »
« Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d'autres qu'il faut dévorer, d'autres enfin, mais en petit nombre, qu'il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer. »
« Papillon, ce billet doux plié cherche une adresse de fleur. »
« La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile. »
« A force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L'historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière. »
« Il faut une bonne dose d'indépendance et de liberté pour se détacher de ses envies et de ses désirs. »
« Si tu t'attaches à un rocher, j'ai bien peur que tu doives voler avec le rocher et la chaîne. »
« Il faut toujours supposer le lecteur intelligent, ne pas tout lui mâcher. »
« Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu'elle imagine, cherche et ne voit pas. »
« Les problèmes sont rares dans les airs. C'est toucher le sol qui est dangereux. »
« Chercher le prévisible en chacun, c'était nier l'irrationnel de tous, leur poésie, leur absurdité, leur libre arbitre. »
« Cacher son âge, c'est supprimer ses souvenirs. »
« Si la nuit tu pleures le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles. »