« Les pieds : les chers souffrants. »
« Une manière commode de faire la connaissance d'une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. »
« Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique, - Piétinant dans la boue, et cherchant, l'oeil hagard, - Les cocotiers absents de la superbe Afrique, - Derrière la muraille immense du brouillard. »
« C'est dans le silence qui suit l'orage, et non dans celui qui le précède, qu'il faut chercher la fleur en bouton. »
« Je ne sais point apprendre à vivre, à qui ne songe qu'à s'empêcher de mourir. »
« Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin - Je te cherche par-delà l'attente - Par-delà moi-même - Et je ne sais plus tant je t'aime - Lequel de nous deux est absent. »
« Au mois de février, - Chaque bête cherche son pareil. »
« Va donc d'instant en instant comme on improvise un chemin de rocher en rocher pour traverser le torrent. »
« Les philosophes : ils ne savent pas comment excuser Dieu ; c'est pourquoi ou bien ils le nient, ou bien ils le prouvent : ce qui revient au même. En effet au lieu de chercher d'abord à le voir, ils commencent par le concevoir. »
« Les problèmes sont rares dans les airs. C'est toucher le sol qui est dangereux. »
« Cacher son âge, c'est supprimer ses souvenirs. »
« Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise. »
« Tandis qu'un animal se tapit dans le noir pour mourir, un homme cherche la lumière. Il veut mourir chez lui, dans son élément, et les ténèbres ne sont pas son élément. »
« Il vaut mieux vivre dans la plate solitude que de toucher un peu à la joie, l'étreindre pendant quelques jours, et finalement la perdre sans raison apparente. »