« A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur. »
« La neige, ce n'est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés. »
« Il n'y a rien d'illogique comme les accidents. Ils n'ont aucun lien entre eux, et l'on ne peut pas, comme on le voudrait, profiter de l'un pour atténuer l'autre. »
« La haine grandit régulièrement entre deux groupes qui se sentent au pouvoir d'un troisième. »
« Entrer dans l'enseignement, c'est un peu comme entrer dans l'enfer. Il est difficile d'en sortir. »
« Celui qui sait vaincre n'entreprend pas la guerre. »
« L'amour, ça demande le plein feu. Ce n'est pas une chose qu'on entretient au bain-marie. »
« Entre l'homme et l'animal, il y a cette différence que le premier, ayant reçu l'usage de la parole, peut plaider en vers et en prose, pour les bas instincts qu'il partage avec le second... »
« Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé et prédire l'avenir. Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise. »
« L'innocence est souvent plus hardie que le vice n'est entreprenant. »
« Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien. »
« J'ai bien peur que l'étape transitoire nécessaire entre le communisme et le capitalisme ne reste l'alcoolisme. »
« Les restructurations d'entreprise sont en quelque sorte le poil à gratter de la mondialisation. »
« La flatterie n'émane jamais des grandes âmes, elle est l'apanage des petits esprits qui réussissent à se rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent. »