« Dans les faits l'idée de Dieu aide à tenir le peuple en esclavage. »
« Plus l'homme cultive les arts, moins il bande. - Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l'esprit et la brute. - La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. »
« La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ? »
« Avance souplement au rythme de la nature, en accord avec elle, car ses rythmes sont parfaits. Il y a une place pour chaque chose et chaque chose y a sa place. »
« On trouve tout naturel que les républicains du temps de Napoléon III aient souhaité, en 1870, la défaite de la France; alors, pourquoi trouver honteux que Maurras, en 1940, ait souhaité la défaite de la République? »
« Les sacrifices que l'on fait, les arrangements avec l'existence ne tendent qu'à ce but : se donner du temps. »
« Dans nos sociétés, le sexe représente bel et bien un second système de différenciation, tout à fait indépendant de l'argent. »
« Les excuses sont faites pour s'en servir. »
« On peut souvent juger de l'esprit d'une femme sur ce qui la fait rire, mais aussi sur ce qui ne la fait pas rire. »
« Si imparfaitement que nous puissions comprendre nos amis et collègues, la personne que nous sommes voués à comprendre le moins est nous-même. »
« Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante. »
« Les saisons sont ce qu'une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres. »
« Il est difficile de trouver le bonheur en soi-même, on fait peu d'estime de celui qui peut venir d'ailleurs. »
« La perspective certaine de la mort pourrait mêler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d'insouciance - mais, âmes bizarres d'apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie toute entière ! »