« Le temps est la mesure des affaires comme l'argent l'est des marchandises. »
« En France, où l'on brille par la parole, un homme qui se tait, socialement se tue. En Angleterre, où l'art de la conversation consiste à savoir se taire, un homme brille par son côté terne. »
« On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence. »
« Le passé, c'est la seule réalité humaine. Tout ce qui est, est passé. »
« Le meilleur fruit de notre science est la résignation froide, qui, pacifiant et préparant l'âme, réduit la souffrance à la douleur du corps. »
« J'ai toujours pensé qu'il fallait être gros pour réussir! En France, seuls les gros sont marrants. »
« C'est la meilleure part de la beauté que celle qu'un tableau ne peut exprimer. »
« De toutes les villes de France, Lyon est la mieux organisée contre la poésie. »
« Les morts qu'on n'a pas vus mourir paraissent moins morts que les autres. Exemptés des souffrances de l'agonie et de la corruption du tombeau, ce sont seulement des disparus. On a parfois l'impression qu'ils n'attendent qu'une occasion pour réapparaître. »
« Comme on dit ordinairement : " Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose... " »
« L'enthousiasme en France est un danger public et permanent. C'est lui qui nous jette à toutes les sottises. »
« Ah ! la volupté de régler tout dans la journée et d'aller se coucher sans qu'aucun papier en souffrance ne traîne sur le bureau, sans devoir un franc à personne et - mais c'est beaucoup plus rare - sans que personne ne vous doive un franc !... »
« Certains livres sont faits pour être goûtés, d'autres pour êtres avalés, et un petit nombre sont faits pour être mâchés et digérés. »
« La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne! »