« Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort. »
« Faire le mal est un plaisir, non une joie. La joie, seule vraie victoire sur le monde, est pure dans son essence, elle est donc irréductible au plaisir, toujours suspect et en lui-même et dans ses manifestations. »
« Les auteurs les plus originaux d'aujourd'hui ne sont pas ceux qui apportent du nouveau, mais ceux qui savent dire des choses connues comme si elles n'avaient jamais été dites avant eux. »
« C'est toujours les meilleurs qui s'en vont ; alors qu'est ce qu'on fou ici ? »
« Si belle qu'ait été une vie, il y a toujours un immense écart entre l'existence qu'avait rêvée l'adolescent et celle qu'a connue l'homme. »
« Autrefois, dans l'Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir le plus d'enfants et le moins d'orgasmes possibles. Aujourd'hui, on croit le contraire. »
« Un bon journaliste ne lit qu'un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu'un article, le sien. »
« Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours. »
« Ici-bas, la douleur à la douleur s'enchaîne. - Le jour succède au jour, et la peine à la peine. »
« Hier était le monstre et Demain sera l'ange ;Le point du jour blanchit nos fronts. »
« Tu n'as jamais été, dans tes jours les plus rares, - Qu'un banal instrument sous mon archet vainqueur, - Et, comme un air qui sonne au bois creux des guitares, - J'ai fait chanter mon rêve au vide de ton cœur. »
« Une vraie douleur est capable de donner de l'intelligence à un imbécile, toujours pour un temps, naturellement. »
« Aujourd'hui, toutes les femmes sont belles au premier regard. Parce qu'elles savent toutes cacher leurs défauts. »
« Nous prenons l'habitude de vivre avant d'acquérir celle de penser. Dans cette course qui nous précipite tous les jours un peu plus vers la mort, le corps garde cette avance irréparable. »