« Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ? »
« L'on espère de vieillir et l'on craint la vieillesse; c'est-à-dire l'on aime la vie et l'on fuit la mort. »
« Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque. »
« Je resterai jusqu'à la mort le protestant de la liberté d'aimer. »
« La mort. Que ce mot, si court, est insondable et terrible ! »
« Sans la mort, y aurait-il la vie? Et sans la haine y aurait-il l'amour qui engendre la vie dans le ventre des humains? »
« Faisons donc en sorte que les lois de la vie se concrétisent au-dessus, et par-delà les lois de la mort. »
« Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats. »
« Désirer la mort en bonne santé, c'est se remplir l'âme de vent, comme un fou qui croit se nourrir à la fumée du rôti. »
« Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ? »
« La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus. »
« Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie. »
« Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur. »
« ... Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort. »