« J'ai toujours lu pour de mauvaises raisons et je continue. »
« Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous. »
« Quelle supériorité de la parole écrite, du livre sur la causerie ! Les plus mauvais livres, les plus légers, les plus vides, sont encore les cordes qui fixent le terrain, l'arène de la vérité. »
« La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps. »
« Dans un roman, on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours "maintenant". »
« Souviens-toi que le livre sacré n'est exalté par-dessus tous les livres que parce qu'il a subi lui-même l'épreuve du temps. »
« On ne change pas les dimanches de novembre, on les pleure goutte à goutte, lentement, avec chaque minute qui coule. »
« Entre auteurs et lecteurs, il y a souvent plus que des affinités : des complicités, des fringales. »
« Tous les grands écrivains sont des grands lecteurs de dictionnaires : ils nagent à travers les mots. »
« Si vous aviez une entière confiance dans les livres, il vaudrait mieux ne pas avoir de livres du tout. »
« Toutes les lectures qu'on aime ne sont rien d'autre que des prétextes à projection. »
« Je me félicite toujours plus du hasard qui nous a portés à aimer la lecture... C'est un magasin de bonheur toujours sûr et que les hommes ne peuvent nous ravir. »
« Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passé avec un livre préféré. »
« Dans les histoires, il y a toujours quelqu'un qui surgit, et c'est l'amour. Dans les histoires des autres. »