« La vie de couple repose sur un leurre, une agression. Il s'agit pour chacun des deux comparses de prendre possession de l'autre, de relever un défi : "Comment le changer ? Comment le faire devenir moi ?" »
« Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit "fermez la porte, il fait froid dehors", qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée. »
« Plus je me remémore, plus le vécu d'autrefois s'enrichit et se diversifie, comme si la mémoire ne s'épuisait pas. »
« A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'Impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil... »
« Il se propose des observations d'histoire naturelle qui pourraient bien donner le démenti à Moïse. »
« J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »
« Il semble que de tout temps l'homme ait fait moins de réflexion sur le bien que de recherches pour le mal. »
« Comment pourrais-je gouverner autrui, qui moi-même gouverner ne saurais ? »
« Le soleil se lève avant moi, moi je me couche après lui : nous sommes quittes. »
« A Paris, les mois se dépensent en menue monnaie et quand on jette le calendrier on est stupéfait de se trouver ruiné sans avoir rien acheté. »
« Qui veut de la cohérence? Les imbéciles et les doctrinaires, les ennuyeux qui poussent leurs principes jusqu'à la fin amère de l'action, jusqu'à la reductio ad absurdum de leur mise en pratique. Pas moi. »
« Dans le sommeil, les rêves évoquent la plus précise des réalités ; dans la réalité, la mémoire imparfaite n'engendre qu'une image grossière sur l'écran du souvenir. »
« Le professionnalisme, pour moi, c'est l'éradication des erreurs. »
« C'est drôlement bien les rides, j'ai l'air moins con avec. »