« Si la mort physique est le prix à payer qu'il me faudra payer pour libérer mon frère blanc, et tous mes frères et soeurs, d'une mort permanente de l'esprit, alors rien ne saurait être plus rédempteur. »
« Je ne réclame la mort que de coupables, et l'on me nomme bourreau. »
« C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre. »
« Un sonnet est la consécration d'un instant, le souvenir que l'immortalité de l'âme imprime à une heure morte et pourtant éternelle. »
« La barbe de l'héritier pousse plus vite que les ongles du mort. »
« La vie sans plaisir est une mort hideuse. »
« Passant, ici repose un qu'on dit être mort - Je ne sais s'il l'est ou s'il dort - Sa maladie imaginaire - Ne peut l'avoir fait mourir - Car il aimait contrefaire - C'est un grand comédien - Quoi qu'il en soit, ci-gît molière: - S'il fait le mort, il le fait bien. »
« Il faut dire à tout esprit naissant qu'aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent. »
« La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier,La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles,Et nous laisse crier. »
« Toute jeunesse vient des morts: - C'est dans une funèbre pâte - Que, toujours, sans lenteur ni hâte, - Une main pétrit les beaux corps - Tandis qu'une autre main les gâte. »
« La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts. »
« La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent. »
« Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l'hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer. »
« Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres. »