« De tous les hommes, le héros est celui qui pense le moins à la mort. Pourtant, nul n'y aspire, d'une façon inconsciente, il est vrai, autant que lui. Ce paradoxe définit sa condition: volupté de mourir, sans le sentiment de la mort. »
« Les sentiments qu'une mort inopinée réveille dans nos cœurs sont des sentiments d'une journée, comme si la mort elle-même devait être l'affaire d'un jour. »
« La mort n'est pas drôle parce qu'elle ne supporte pas la répétition. »
« Apprenez que tout ce qui se classe empeste la mort. Il faut se déclasser, Tirésias, sortir du rang. C'est le signe des chefs-d'oeuvre et des héros. Un déclassé, voilà ce qui étonne et ce qui règne. »
« Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. »
« Dieu ne nous a rendus égaux que par la mort. »
« En attendant les souliers des morts, on peut aller longtemps pieds nus. »
« La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort. »
« Pleurons avec la voix des femmes malheureuses - Sur la jeunesse morte et sur l'amour qui fuit - Malgré les bras tendus des tristes amoureuses. »
« Perdre le désir, une sorte de mort lente. »
« La mort s'apprend comme le reste, avec patience, avec peine. Il faut le vouloir. »
« On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s'envolent. »
« Et qu'est-ce que la gloire? Un vain son répété, - Une dérision de notre vanité, - Un nom qui retentit sur des lèvres mortelles, - Vain, trompeur, inconstant, périssable comme elles. »
« Dieu ne fit la mort que pour des raisons de commodité. »