« Les politiciens sont de mauvaises foi ; ils disent souvent être dans une impasse. Or, il n'existe pas une seule impasse sans sortie, il suffit de vouloir marcher dans la bonne direction. »
« On a toujours associé la campagne à l'amour et l'on a bien fait : rien n'encadre la femme que l'on aime comme le ciel bleu, les senteurs, les fleurs, les brises, la solitude resplendissante des champs ou des bois. »
« Que Dieu vous garde de sacrifier le présent à l'avenir ! »
« Le bonheur se distingue du plaisir: ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature. »
« L'homme ajoute à toute sensation une autre sensation aussitôt qu'il commence à penser. »
« La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens. »
« Le parti de la neutralité qu'embrassent le plus souvent les princes irrésolus, qu'effraient les dangers présents, le plus souvent aussi les conduit à leur ruine. »
« Le problème quand les choses tournent mal, c'est que les bons souvenirs s'aigrissent. »
« La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité. »
« La pensée doit passer par le cœur pour être rendue active et prendre un sens. »
« La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille. »
« Peut-il y avoir sur terre un endroit où les choses sont à l'envers, où les arbres poussent vers le bas tandis que la pluie, la grêle et la neige tombent vers le haut ? L'idée folle selon laquelle la terre est ronde est la source de cette légende imbécile. »
« Pour entrevoir l'essentiel, il ne faut exercer aucun métier. Rester toute la journée allongé, et gémir... »
« Il y a quelque chose de grisant à asséner les faits bruts et à observer sur le visage de l'autre les transformations qu'ils opèrent. »