« L'existence précède l'essence. »
« On dit toujours que, lorsqu'un navire est sur le point de couler en pleine mer, les rats sentent le danger longtemps avant les hommes et se sauvent tous ensemble. Question : où peuvent-ils bien aller ? »
« Nous, les hommes, nous sommes tous séparés. Dans le ciel fraternisent les oiseaux, et les loups sur la terre. »
« Un homme tirait au sort toutes ses décisions. Il ne lui arriva pas plus de mal qu'aux autres qui réfléchissent. »
« Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays. »
« Les Allemands prennent un morceau de verbe, le placent ici, comme un piquet, puis se saisissent de l'autre morceau, le plantent bien plus loin, comme un autre piquet, et, entre ces deux limites, ils entassent de l'allemand. »
« La majorité écrasante des biens matériels dont nous nous servons dans notre vie quotidienne ont vu le jour au cours de la présente génération. »
« Les passions ont une injustice et un propre intérêt qui fait qu'il est dangereux de les suivre, et qu'on s'en doit défier lors même qu'elles paraissent les plus raisonnables. »
« Il n'existe pas de chanson sentimentale pour l'avenir. »
« La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. »
« Pour connaître la sensation du bonheur, il faut autant de temps que pour remonter sa montre. »
« Ah, la tendresse ! Cet état d'âme qui vous impose de reconnaître vos propres sentiments dans ceux des autres. »
« La grandeur, pour se faire reconnaître, doit souvent consentir à imiter la grandeur. »
« L'idéologie, c'est le désodorisant intellectuel des couches laborieuses. Plus elles s'en foutent sous leurs poils, moins elles sentent la puanteur de leurs salopettes. »