« Donnant donnant. C'est toujours ainsi que cela se passe dans la vie. Sauf quand on est marié. Alors il faut donner constamment sans être sûr de toucher quelque chose en retour. »
« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur, - Un rond de danse et de douceur, - Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, - Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu - C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. »
« Nous jugeons les actes de l'histoire avec la conscience de notre époque. Or la conscience ne peut pas devancer celle qui prévaudra dans une société de l'avenir... Et vous ne pouvez pas retourner pour changer le passé. »
« Il n'est pas de moment plus gracieux dans la vie que l'instant où les convives, assis autour de la table bien dressée, prêtent l'oreille au chantre, tandis que l'échanson, puisant le vin dans l'amphore, remplit les coupes à la ronde. »
« Le sens commun nous apprend que la Terre est fixe, que le soleil tourne autour et que les hommes qui vivent aux antipodes marchent la tête en bas. »
« Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire,c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur ! »
« On ne peut bien décrire la vie des hommes si on ne la fait baigner dans le sommeil où elle plonge et qui, nuit après nuit, la contourne comme une presqu'île est cernée par la mer. »
« Il faut faire tourner le moulin lorsque le vent souffle. »
« Que j'aime à la presser, quand sa taille légère - Emprunte du sérail les magiques atours; - Ou qu'à mes sens ravis sa tunique étrangère - D'un sein voluptueux dessine les contours! »
« Par l'évolution des actes, celui qui dépouille est dépouillé à son tour. »
« Accuser un enfant d'être amoureux, c'est la vengeance de l'adulte. C'est là que l'enfant deviendra à son tour gêné et honteux. Il semble bien que la courtoisie, comme l'amour, soient des vocations tardives. »
« Le temps humain ne tourne pas en cercle mais en ligne droite. C'est pourquoi l'homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition. »
« Bas. Il se déroule de la pointe du pied à mi-cuisse en conférant aux jambes des femmes le flou de la toupie qui tourne. »
« Devoir attendre sa mort pour pouvoir vivre, voilà un vrai tour de force ontologique. »