« Il faut donc choisir de deux choses l'une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l'alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre. »
« Je ne sais ce qui, de la richesse ou de la sagesse, est préférable : je vois seulement que les sages se pressent aux portes des riches. »
« Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut. »
« Je comprends qu'on déserte une cause pour savoir ce qu'on éprouvera à en servir une autre. »
« Rien au monde ne fait plus d'honneur aux français que d'avoir été capables de se donner froidement, impassiblement leur Code Civil au milieu du délire de 1793. »
« Le monde trouvera sa vérité quand l'homme saura aimer - jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l'amour, mais sans avoir le courage de l'affronter tel qu'il est. »
« Il n'y a rien de plus touchant que le regard extasié d'un enfant devant une fleur sauf, peut-être, de voir un adulte qui parvient encore à en faire autant. »
« On n'a pas besoin de gravir une montagne pour savoir si elle est élevée. »
« Si l'on n'a pas visité deux marchés, on ne peut pas savoir lequel est le meilleur. »
« Une vie sans amour humain peut se concevoir - par exemple chez les religieux et les prêtres... Traditionnels. Une vie sans amitié serait horriblement désertique. »
« Il vaut mieux tendre la main pour obtenir une maille, que de se la voir couper pour avoir volé un sol ou deux liards. »
« On doit avouer ses qualités à voix basse et sa défaite à haute voix. »
« S'il faut une échelle et des jumelles pour apercevoir la vérité, c'est que ce n'est pas la vérité. »
« La promptitude à croire le mal sans l'avoir assez examiné est un effet de l'orgueil et de la paresse. »