« Je me méfie de la contagion des machines. »
« Oui, oui ! Je sais ce qu'être dieu, et ce n'est pas drôle tous les jours. Je parle du bon Dieu, cela va sans dire. Pour l'autre, celui qui n'est pas bon, il doit avoir une vie plus facile. »
« Les idées sont la parure de nos haines ou de nos amitiés, mais l'affectivité toute pure nous détermine et nous gouverne. »
« Celui qui parvient à se représenter la souffrance des autres a déjà parcouru la première étape sur le difficile chemin de son devoir. »
« La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c'est notre meilleure chance de nous évader de l'égoïsme. »
« L'amour est une vie de l'esprit qui cherche à prendre corps. »
« Evalue ta richesse à l'importance de ce que tu donnes. »
« Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer. »
« Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite. »
« Les hommes ont inventé le livre pour soulager leur mémoire. Ce qu'ils déposent dans les livres, c'est ce qu'ils veulent conserver. »
« On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle. »
« Si j'étais Dieu, je ne souffrirais pas les arrivistes du Ciel. »
« Il arrive que l'erreur se trompe. »
« La haine de la sottise ne suffit pas à faire une philosophie. »