« Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ? »
« On peut parce que l'on croit pouvoir. »
« Pouvoir sentir la faim et la douleur est un signe de vie. »
« Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte. »
« Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L'on ne revient plus de cet état. »
« La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état. »
« Nous avons part à la destinée des autres, nous sommes responsables les uns des autres. Liés indissolublement pour le bien et le mal. »
« On dit : "La critique est aisée...", parfois on aimerait pouvoir dire : "Si la critique se taisait...". »
« Le moins que l'on puisse dire du pouvoir, c'est que la vocation en est suspecte. »
« Ce n'est pas la violence, mais le bien qui supprime le mal. »
« A une époque de matérialisme outré, de bêtise pontifiante et de diarrhée verbale, lire un poème, c'est prendre une sorte de bain de propreté, de pureté. »
« Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini. »
« On peut toujours interpréter ses rêves et ceux d'autrui ; dans ce domaine aux limites imprécises, une interprétation en vaut une autre, et la logique en est habituellement pour ses frais. »
« La technologie est mère de la grande entreprise, grand-mère de l'intervention étatiste. »