« La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède a une maladie. »
« Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ? »
« On ne peut applaudir d'une seule main. »
« L'apparence est un rideau derrière lequel on peut faire tout ce que l'on veut, mais qu'il est essentiel de tirer. »
« Parler c'est comme baiser. C'est obscène et beau. »
« Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur. »
« N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ? »
« Que de gens lisent et étudient non pour connaître la vérité, mais pour augmenter leur petit moi. »
« L'époque la plus favorable pour la répression d'un abus, c'est le jour où on le découvre. »
« On peut très bien avoir soixante ans sur son acte de naissance, quarante à la ville et vingt dans un lit. »
« Le silence vaut mieux que n'importe quelle avalanche de paroles. »
« Là où le sang a coulé, l'arbre de l'oubli ne peut grandir. »
« Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises. »
« Les enfants sont les personnes les moins bien comprises de la terre, et c'est parce que la terre est gouvernée par des grandes personnes qui ont oublié qu'elles furent aussi des enfants. »