« Chaque maison a son odeur à laquelle ses habitants ne prennent plus garde, sauf après une longue absence. Quand une maison n'a pas d'odeur, elle effraie ; on a l'impression qu'elle cache un secret, la maladie. »
« La vie nous éloigne bien plus des êtres que la mort. »
« Le bien, c'est l'amour. Aimer les autres, c'est détester la souffrance et l'injustice que la société mauvaise entretient. »
« Après cinquante ans, l'homme ne doit user que très sobrement du coït et certains auteurs affirment que chaque rapport sexuel est une pelletée de terre qu'on se jette sur la tête. »
« L'invisible, ce n'est la disparition, mais la délivrance du nuisible. »
« A quoi bon poursuivre de vains fantômes ? Le sort se plaît à faire échouer les plus ardents projets des hommes. »
« Certains gestes irréparables s'accomplissent avec une facilité dont on ne manquerait pas de s'effrayer si on s'arrêtait à y penser. »
« L'image nous donne le réel dans sa totalité et surtout son immédiateté : et la parole vient encore, de surcroît, s'ajouter au visuel et le renforcer. »
« L'aimant attire invariablement le fer ; le bonheur attire invariablement tout être intelligent. »
« Malheureux, qui ne peut se réfugier dans ses souvenirs. »
« Etre vide, être nul serait tolérable si l'on n'en était pas conscient. »
« Il faut beaucoup d'années pour apprendre certains mots d'amour. »
« Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense. »
« Les sentiments viennent parfois d'un travers de l'esprit. »